Le site de Madeleine et Pascal

La ville d’Ispahan

Esfahan, "la moitié du monde"

27 septembre 2012, par Madeleine, Pascal

L’oasis d’Ispahan fut habitée dès l’Antiquité mais seule son histoire récente est connue. Elle joua un rôle important dès la conquête arabe, au VIIe siècle, puis prospéra grâce au commerce de la soie et des textiles. Les Seldjoukides en firent leur capitale au XIe siècle et y édifièrent la mosquée du vendredi. La plus ancienne construction seldjoukide qui reste debout est cependant le portail de la mosquée d’Hakim

Si la ville fut relativement préservée par les Mongols au XIIIe siècle, Tamerlan y commit par la suite de terribles massacres.

Au XVIe siècle, les Ottomans effectuent des incursions régulières en Azerbaïdjan et en Arménie. Désireux de s’éloigner de la menace ottomane, les souverains safavides font alors d’Ispahan leur troisième capitale, après Tabriz et Qazvin. Shâh Abbâs Ier fait concevoir pour la ville un plan d’urbanisme extrêmement novateur et c’est de son règne que datent les monuments les plus célèbres de la ville : la place de l’Imam, la mosquée de Sheikh Lotfollah, la mosquée du Shâh, le palais Ali Qapu, le pavillon Chehel Sotun. Le palais des Huit paradis ou Hasht Behesht est plus tardif.

C’est aussi de l’époque de Shâh Abbas Ier que date l’établissement d’une importante communauté arménienne installée dans le quartier de la Nouvelle Djolfa.

La ville compte aussi de nombreux mausolées et imâmzâdehs.

Les ponts d’Ispahan sont pour la plupart de belles constructions d’époque safavide. Le pont Sharestan est nettement plus ancien.

Le bazar et les anciens quartiers

Le dôme du bazar


  • Maisons anciennes
  • Vieilles maisons
  • Passage vers la mosquée à décor d’époque (...)

Un ancien caravansérail en cours de rénovation

Commerces

  • Balais
  • Le fabricant de balais
  • Balayettes
  • Une forge

  • Métiers à tisser les tapis
  • Carton pour la réalisation des tapis
  • Échevaux de laine pour la confection des (...)

  • Mode masculine
  • Mode féminine
  • Robes d’intérieur
  • Tout pour les voiles

Scènes de rue

  • Un marché
  • Débarquement des salades
  • Livraisons
  • Embouteillages

Décors de restaurants



La place Naqsh-e Jahan par Pascal Coste
La place Naqsh-e Jahan par Pascal Coste

Le décor ci-dessus reprend un dessin de l’architecte marseillais Pascal Coste (1787-1879) qui, après avoir travaillé pour le vice-roi d’Égypte Mehemet Ali, obtint l’autorisation de voyager en Orient. Associé au peintre Eugène Flandin, il visita Ispahan, Chiraz, les ruines d’Ecbatane, Bisotoun, Taq-e Bostan, Kangavar, Pasargades et Persépolis, où il réalisa de nombreux croquis. De retour par Bagdad, il releva les ruines de Séleucie du Tigre, de Ctésiphon et de Babylone.

Le long du Tchaharbagh

Le Tchaharbagh est le nom de l’avenue principale d’Ispahan, une perspective verdoyante située à l’ouest de la place de l’Imam. Ce quartier fut aménagé au XVIIe siècle pour des palais, en même temps que la place de l’Imam. Aujourd’hui, on y trouve en particulier les musées et les universités des beaux-arts.

  • Entrée des jardins de Chehel Sotun
  • Jardins de Chehel Sotoun
  • Sur le Tchaharbag, un palais et ses jardins
  • Arbre à perruques près de l’université

  • Ostad Ali Akbar Isfahani, éminent architecte (...)
  • Exposition au musée d’art contemporain
  • Exposition au musée d’art contemporain

À proximité, sous les arcades de la place de l’Imam, des artisans et artistes continuent à pratiquer les arts traditionnels : miniature, impression sur tissus…

  • Autour de la place de l’Imâm
  • Impression sur tissus
  • Peinture de miniatures sur os de dromadaire

Modernisation de la ville ancienne

Sur la place moderne : au loin, le minaret d’Ali et le dôme turquoise du mausolée d’Hârun Velayat

Toute une partie du quartier historique a été rasée pour établir, en souterrain, un vaste nœud routier accompagné d’une gare routière qui déleste un peu la circulation de surface. L’espace libéré constitue la Vieille place, Meydân-e ’Atiq, réplique malheureusement encore déserte de la place de l’Imam.

De l’autre côté, vue vers le dôme et les minarets de la mosquée du Vendredi


Article mis à jour le lundi 5 août 2019