Le site de Madeleine et Pascal

Kashan

Depuis le néolithique
17 septembre 2012, par Madeleine, Pascal
 

Kashan se trouve le long de la route caravanière qui relie Yazd et Qom. C’est aux portes de Kashan que se trouve le site néolithique de Tepe Sialk fouillé par des archéologues français à partir de 1930.

La ville compte de belles maisons construites au XIXe siècle par de riches commerçants, parmi lesquelles la maison Borudjerdi. Le jardin de Fin ou Bagh-e Fin se situe à proximité de la ville.

Khaneh Borudjerdi

La maison, dominée par deux tours à vent. À sa base, l’ouverture de la salle souterraine

La maison Borudjerdi ou Khaneh Borudjerdi fut construite en 1857 comme cadeau de noces pour la femme d’un riche marchand. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture résidentielle persane traditionnelle.

Les édifices entourent une cour rectangulaire dont le centre est occupé par un grand bassin. La maison proprement dite est au fond du jardin, tandis que le pavillon d’accueil donne sur la rue.

Les pièces de réception de la maison ont été décorées par le peintre royal Kamal-ol-molk. Trois tours à vent ou badgirs aident à rafraîchir la maison qui comporte aussi une salle souterraine pour les périodes de très forte chaleur. On y accède par un escalier situé dans le jardin, à la base de la maison, et invisible de loin.

  • Le pavillon d’accueil, dominé par un badgir, vu (...)
  • Vue rapprochée du pavillon d’accueil
  • Sculptures du fronton du pavillon d’accueil
  • La salle de réception
  • La voûte
  • Restauration des peintures de la base de la (...)
  • La maison présente deux niveaux, sans compter (...)

Tepe Sialk

Accueil sur le site

Le site se compose de deux collines distantes de 600 m. Il fut pour la première fois exploré, dans les années 1930, par une équipe française menée par Roman Ghirshman.

Il est établi que l’occupation du site remonterait à la fin du VIe millénaire av. J.-C. et se serait poursuivie jusqu’au IVe millénaire av. J.-C.

Cette première occupation a livré des témoignages d’une métallurgie du cuivre et la plus ancienne représentation humaine iranienne.

On a également mis en évidence une nécropole datant du IIe millénaire avant J.-C. (fin de l’âge du bronze) : elle a livré une belle céramique peinte et témoigne d’une architecture de briques.

Les fouilles ont permis d’établir une chronologie de la période préhistorique tardive dans le haut plateau iranien.

Plusieurs équipes iraniennes ont récemment repris les fouilles sur le site. La présence d’une ziggurat serait avérée.

  • Arrivée sur le site des fouilles actuelles
  • La ville de Kashan n’est pas loin

  • Cruche à long bec verseur et décor de capridé
    Musée du Louvre, fouilles de Tepe Sialk
  • Sceau-cylindre (musée du Louvre)
    Un taureau ailé attaqué par un lion. Fouilles (...)
  • Cruche à bec verseur effilé
    Musée du Louvre, fouilles de Tepe Sialk

Bagh-e Fin

Le jardin, ceint de hautes murailles

Ce jardin historique situé à proximité de Kashan serait antérieur à la période séfévide. Dans sa forme actuelle, le jardin date des règnes de Shâh Abbâs Ier (1571-1629) et Shâh Abbâs II. Divers pavillons, édifiés par les Safavides et détruits par des tremblements de terre ont été reconstruits à l’époque qadjare, sous le règne de Fath Ali Shah.

  • Le pavillon principal
  • Décor peint de la coupole d’époque qadjare
  • Détail des peintures de la coupole
  • Récolte des pétales de roses près du jardin

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Article mis à jour le 17 octobre 2018