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L’intérieur du Kremlin de Moscou

6 janvier 2018, par Madeleine, Pascal

Depuis 1156, le Kremlin, qui n’était initialement qu’une enceinte en bois, fut successivement la citadelle des princes puis des grands princes de Moscou, la citadelle des tsars, une résidence impériale et le siège du gouvernement de l’Union soviétique. C’est enfin, aujourd’hui, la résidence du président de la Fédération de Russie.

C’est le lieu du pouvoir politique mais c’est aussi le siège du pouvoir spirituel de la Russie depuis 1325, date où le métropolite de Vladimir s’installa à Moscou.

On trouve donc au Kremlin à la fois des palais de toutes les époques et des églises et cathédrales datant des XVIe et XVIIe siècles.

Pour faire le tour extérieur du Kremlin, c’est là-bas.

Entrons au Kremlin

On pénètre au Kremlin par la tour Koutafia, située face à la tour de la Trinité, au centre de la muraille occidentale de l’enceinte.

La tour Koutafia, reliée par une rampe à la tour de la Trinité

La rampe qui relie la tour Koutafia au mur d’enceinte enjambe les jardins d’Alexandre : cette tour est en effet une ancienne barbacane. Vestige des fortifications extérieures de la citadelle, elle protégeait un pont lancé sur la Neglinka, affluent de la Moscova aujourd’hui asséché. La tour Koutafia est coiffée depuis 1685 d’une couronne décorative.
Au second plan, la photo ci-dessus montre la tour de la Trinité édifiée en 1499 par un architecte italien et, dans l’enceinte du Kremlin, à droite, le palais national du Kremlin (1961) et, à gauche, le palais de l’Arsenal, édifice de style classique datant du XIXe siècle.

Arès avoir cheminé le long du palais de l’Arsenal, on arrive face au palais national du Kremlin.


Au sommet du palais national du Kremlin, l’emblème de la Fédération de Russie

Les armoiries de la Fédération de Russie sont celles de l’ancien Empire russe, reprises après la chute de l’Union soviétique.

L’aigle bicéphale est originaire de l’empire byzantin et symbolise l’église orthodoxe dont le Saint-Synode est situé à Moscou. Le sceptre et la sphère que l’aigle tient dans ses serres représentent respectivement les pouvoirs du tsar et de l’église orthodoxe russe. Au centre, l’aigle porte un petit bouclier de Saint Georges, patron des Slaves. Les deux têtes couronnées de l’aigle représentent l’Empire russe, dont le territoire s’étendait sur deux continents, l’Europe et l’Asie.

La place des cathédrales

La place des cathédrales réunit un ensemble d’églises et cathédrales témoignant de la relation historique entre le pouvoir spirituel orthodoxe et le pouvoir temporel.

Une bonne partie d’entre elles ont été construites sous le règne d’Ivan III le Grand (1462-1505). L’objectif d’Ivan III fut d’agrandir le territoire de sa principauté de Moscou et de renforcer son autorité au détriment de celle des princes voisins. C’est aussi sous son règne que prit fin la dépendance de la Russie vis-à-vis de la Horde d’Or.


Le palais du Patriarche et l’église des Douze-Apôtres

Une fois dépassé le palais national du Kremlin, on découvre, d’abord par l’arrière, le palais des Patriarches et l’église des Douze-Apôtres, construite au-dessus d’un porche.

De style sévère, le palais du Patriarche fut édifié entre 1642 et 1655 par des architectes russes sur l’ordre du patriarche Nikon, de même que l’église, reconstruite en 1680.

Un peu en retrait de la place des cathédrales, la façade principale du palais du Patriarche et de l’église des Douze-Apôtres

On devine, sur la gauche de la photo ci-dessus, la cathédrale de la Dormition.


La cathédrale de l’Archange-Saint-Michel

En se tournant le dos au palais du Patriarche, on découvre la cathédrale de l’Archange-Saint-Michel.

À gauche, la cathédrale de l’Archange-Saint-Michel.

Cette cathédrale, à gauche sur la photo qui précède, fut la nécropole des grands-princes de Moscou et des premiers tsars, à partir de 1340, date de l’inhumation d’Ivan Ier Kalita. L’édifice actuel a été construit entre 1505 et 1508, juste après le règne d’Ivan III le Grand, sous la direction d’un architecte italien, Aloysius le Jeune.
Au centre de la photo, la cathédrale de l’Annonciation et, à droite, le palais à Facettes, de style italien, lui aussi ; à l’arrière-plan se devine un édifice de style classique, le Grand palais du Kremlin.


La cathédrale de l’Annonciation

La cathédrale de l’Annonciation et, à droite, le palais à Facettes

Cette cathédrale fut édifiée sous le règne d’Ivan III le Grand entre 1489 et 1494 sur un édifice antérieur. Elle fut ensuite plusieurs fois agrandie et remaniée. Elle était la chapelle privée des grands-princes de Moscou puis des tsars de Russie.

La cathédrale de l’Annonciation et le Grand palais du Kremlin, à l’arrière-plan

Le Grand palais du Kremlin est une construction du XIXe siècle : il était le pied-à-terre moscovite des empereurs de Russie.

La photo qui suit rassemble, de gauche à droite, la cathédrale de l’Annonciation, le Grand palais du Kremlin, le palais à Facettes et les bulbes dorés du palais des Terems. On devine à l’extrême-droite l’église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge.


L’église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge et le palais des Terems

Le palais des Terems fut commandé par le tsar Michel III Romanov : destiné à être la résidence privée du souverain, il fut construit à côté du palais à Facettes entre 1635 et 1637. Seuls sont visibles les onze bulbes des chapelles privées du palais dominant des fûts colorés.

La Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge est une fête religieuse orthodoxe en l’honneur de reliques de la Vierge ramenées de Palestine et déposées dans une chapelle construite pour les recevoir à Constantinople en 452.

L’église de la Déposition-de-la-Robe-de-la-Vierge, édifiée entre 1484 et 1485 par des architectes russes, est la petite église située entre le palais à Facettes, le palais des Terems et la cathédrale de la Dormition. Elle fut l’église des métropolites puis des patriarches de Moscou avant d’être rattachée, en 1655, à la cour du tsar lorsque le patriarche Nikon fit construire l’église des Douze-Apôtres.


La cathédrale de la Dormition

La cathédrale de la Dormition

Première église en pierre de Moscou, la cathédrale de la Dormition (équivalent orthodoxe de l’Assomption) fut construite entre 1475 et 1479 sous le règne d’Ivan III le Grand par l’architecte Fioravanti originaire de Bologne. Elle succéda alors à une église antérieure érigée en 1330 par Ivan Ier Kalita pour marquer l’accession de Moscou au statut de siège de l’Église orthodoxe russe.


Le clocher d’Ivan le Grand

Siitué à l’entrée de la place des cathédrales, le clocher d’Ivan le Grand sert de campanile tout à la fois à la cathédrale de la Dormition, à celle de l’Annonciation et à celle de Saint-Michel-Archange qui en sont dépourvues.

Et encore quelques vues du Kremlin

Au premier plan, le canon Tsar Pushka devant la cathédrale de la Dormition et au loin la cathédrale de l’Annonciation


Article mis à jour le dimanche 14 janvier 2018